mardi 4 mai 2010
DECLARATION DE LA MUTUELLE BUGUMA DU TERRITOIRE D'UVIRA A KINSHASA
lundi 29 décembre 2008
Un corps des "sentinelles" de la RDC mis sur pied

Responsable de la fondation, il explique que l’idée est partie du constat selon lequel les Congolais vivent souvent dans la distraction. Conséquence : on est victime aujourd’hui de toutes les mauvaises situations du monde qui ne nous seraient jamais arrivées si on était éveillé.
Il trouver anormal qu’un pays aussi riche et regorgeant de toutes les potentialités succeptibles de promouvoir le développement, puisse être classé parmi les plus pauvre du monde, et que son peuple vive dans la misère. L’élu d’Uvira (Sud-Kivu) s’indigne de voir un petit Etat de moins de 10 millions d’habitants et d’une étendue 80 fois inférieure assujettir un géant au cœur de l’Afrique peuplé d’environ 70 millions d’âmes.
« Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi cela nous arrive-t-il ? Jusque quand demeurerons-nous dans une telle situation ? »… s’interroge-t-il.
Face a ces interrogations, Justin Bitakwira a compris que le thérapie de choc demeure la prise de conscience du peuple. « Car, justifie-t-il, aucun pays au monde ne s’est développé sans que son peuple ait pris conscience de son devenir ».
« Sentinelles » de la République
L’objectif principal de l’ACC est de « transformer tous les Congolais en sentinelles de République ». Car, explique Bitakwira, un voleur ne peut pas opérer lorsque la sentinelle veille. Raison pour laquelle, il invite le peuple à ajouter le rôle de « sentinelle » face au pillage ou mauvaise utilisation des ressources nationales qui font le bonheur des autres, et non de leur propriétaire premier qui s’appelle le peuple congolais.
Et pour cela, il faut se réveiller dès maintenant, prendre conscience de cet état des choses et lever une option définitive pour l’avenir.
Le Travail, unique source du bonheur.J. Bitakwira insiste sur le travail, qu’il considère, non sans justification, comme l’unique source bonheur.
Aussi, s’est-il attaqué aux oisifs qui prônent le miracle en lieu et place du travail. Plusieurs responsables religieux se trouvent dans le collimateur de ce député, qui les accuse de répandre la culture de la facilité à travers des promesses de miracles ou le jeûne.
Il a souligné haut et fort que ce n’est ni par des jeûnes, ni par des prières intenses qu’on transformera le Congo, mais plutôt par le travail. Dieu ayant tout mis à la disposition de l’homme, il ne descendra jamais du ciel pour travailler à la place des fainéants.
Par exemple, à voir le nombre d’églises qui pullulent à travers Kinshasa, si chacune d’elles levait l’option de rendre la ville propre, en une semaine, la capitale serait transformée en « paradis ».
Déterminé à récolter le résultat attendu, Justin Bitakwira a déjà recruté des « disciples ». L’événement de samedi revêtait d’une double signification, à savoir la sortie officielle de l’ACC et la prestation de serment de 150 premiers académiciens de la 1ère, 2è, 3è, 4è et 5è promotions, formés en l’espace de 6 mois.
L’un des délégués des cinq promotions qui s’est exprimé au nom de ses camarades, a qualifié l’ACC de « lieu de désenvoûtement mental des Congolais ». Désormais, l’ACC organisera des journées civiques tous les trois mois. Le 20 décembre de chaque année sera consacré à l’évaluation.
Source : Le Phare N°3482 du lundi, 22/12/2008
NB : il a besoin de soutien de chacun de nous pour accomplir son rêve. "L'union fait la force"
lundi 15 décembre 2008
LA BUREAUGAMIE, ARME DESTRUCTRICE DE L'INTELLECTUEL D'UVIRA

Pari quasi-impossible pour l'intellectuel d'Uvira en plusieurs années de tâtonnement doit nous mettre sur les rails un Uvira nouveau. A 400 intellectuels environ sur l'échiquier Zonal. Ils vont prouver à la face du monde que Uvira est toujours une zone stratégique du Zaïre. Que Dieu les entende car la tâche n'est pas facile.
Tout d'abord, commençons par le commendant de bord l'élite intellectuelle qui se voit catapulter dans une aventure qu'apparement, elle n'a pas expréssement voulue. Technocrate sans histoire, elle vient affronter le monde généralement taxé, à tort ou à raison, de pouri. Celui des aventuriers où tous les coup sont permis, surtout ceux qu'on attend pas.
Quelles sont alors les conséquences dela bureaugamie sur l'intellectuel d'Uvira?
Les conséquences (dela bureaugamie) sont multiples : D'abord, en ce qui concerne l'intellectuel homme : la bureaugamie étant un nouveau système de déviation, de la dépravation des moeurs, de facilité, de légéreté, elle tend à attirer aveuglement les hommes d'Uvira vers les femmes d'ailleurs. N'étant pas expérimentés, ils s'y accrochent et oublient l'essentiel de ce qu'ils devraient faire. C'est vraiment domage. Ils procréent beaucoup d'enfants qui ne connaissent pas leur origine. Etant accablé par beaucoup de problèmes le bureaugame devient troublé, voleur et souvent il finit par faire la prison. Sur le plan politique, il devient inéfficace à cause du manque de réalisme. Il devient rêveur. A l'allure où vont les choses, Uvira sera un jour occupé par les enfants batards. Beaucoup d'échecs tant sur le plan estudiantin que sur le plan commercial ont pour origine la bureaugamie appelée aussi mariage académique. Concernant l'intellectuelle femme, il y a également manque du réalisme. Elle pense que le mariage peut être considéré comme la manne. Les filles d'Uvira doivent fournir beaucoup d'éfforts pour attraper des maris d'Uvira ou d'ailleurs et non rêver. Le manque de réalisme et la déception les poussent à devenir à tord ou à raison des diaconesses.
En outre la bureaugamie aura pour conséquence la naissance d'une jeunesse marginale. Cette dernière est désignée par plusieurs dénominations à savoir la délinquence (la délinquence juvénile et la délinquence sénile). A travers tous les pays où sevit ce mal, la jeunesse adopte plusieurs appellations. Ainsi donc, en Europe, on parle des "hippis", en Amérique des "yanke" à Kinshasa, on parle des "ballados", à Bukavu, la ville touristique du Zaïre, on parle des "AJEMAMA" qui signifie association des jeunes mangeurs du manioc, des "AJEVOVI", association des jeunes fumeurs du chanvre, des "Bill" bandit indépendant de la libérté de lui-même.
jeudi 7 février 2008
Une vocation pastorale est née en s'imprégnant du ministère de son défun père le Rév. Jean Ruhigita NDAGORA
Par Freddy Mulongo, mardi 5 février 2008 à 20:10

Théologien, sociologue, le brillant intellectuel congolais est le fondateur et président de la Communauté des Eglises d'expression Africaine en France (CEAF) qui est membre de la Fédération Protestante de France. Pasteur à l'Eglise Réformée de Cambrai dans le Nord de la France, Espoir Bulangalire Majagira a son bureau à la Fédération Protestante de france, au 47 rue de clichy à Paris.
Comme le grand basketteur, congolo-américain, Mutombo Dikembe, qui a offert à la nation un hopital digne de ce nom, à Masina. Espoir Bulangaliré n'a jamais oublié son pays natal. A Bukavu, ville de son enfance, il y a érigé sans tambour ni trompette, une clinique Ruhigita du nom de son défunt père qui fut pasteur dans cette ville, pour y soigner les kivutiens de toutes les origines sociales. Un centre de santé, et une école primaire à kiliba dans le Sud-Kivu. Enfin, avec son ami Dan Anderson, ils ont bâti un centre d'accueil des enfants-soldats, à Beni dans le Nord-Kivu. Perchée à 1500 mètres d'altitude, la ville de Bukavu a connu le dimanche 03 février dernier, un seïsme d'une magnitude 6 sur l'échelle de Richter, qui a fait plusieurs blessés, sans abris et des dégâts importants.
Pour le pasteur Espoir Bulangalire Majagira, il n'ya pas de contradiction entre son ministère pastoral dans l'Eglise Réformée et ses engagements à la CEAF. Il est l'artisan de l'acculturation de l'évangélisme africain d'immigration au sein du protestantisme français. Espoir Majagira encourage les églises africaines de vivre leur spiritualité protestante par les chants, une lithurgie qui intègre le négro-africanisme consciente de sa place dans l'universalité de la foi, les chants libres et ceux des chorales, une prédication vivante parfois fleuve qui respecte la place de la parole et de l'esprit Dieu qui souffle, les fidèles doivent demeurer réceptif. Les cultes sont pleins et les jeunes, dont la moyenne d'âge varie entre 25-30 ans, y sont majoritaires à l'inverse des Eglises traditionnelles.
"Je veux faire comprendre à mon peuple qu'il peut participer à la construction du monde, que la race noire n'est pas maudite, que si Dieu a quitté l'Afrique, il peut y revenir ". Le premier regroupement a eu lieu, en 1990, autour d'une poignée d'Eglises fondées par les Congolais. Lors du lancement à l'Eglise Réformée de l'Etoile sur l'avenue grande armée à Paris, L'ambassadeur Ramazani Baya était présent , tout comme Jacques Stewart, le président de la Fédération Protestante de France.
Au fil des ans, le cadre fédérateur a étendu son rayonnement et s'est élargi à d'autres Eglises. La CEAF compte une cinquantaine de pasteurs-dont tous ont été contraint à une formation théologique-54 Eglises membres, pas moins de 15.000 fidèles. Un travail de grande envergure a été accompli au sein des Eglises d'Expressions Africaines en france. Au départ les Eglises étaient sans domicile fixe, actuellement quelques unes sont déjà propriétaires de leur lieu de culte, la CEAF pousse que chacune ait une adresse fixe pour ses activités cultuelles et cuturelles.
Sa vocation pastorale est née en s'imprégnant du ministère de son défunt père. Le Rév. Jean Ruhigita, fut le représentant légal de la 8 eme communauté de l'Eglise du Christ au Congo. Très connu, l'illustre disparu fut un batisseur. Jean Ruhigita a toujours refuté " la foi sans oeuvre ". Eglises, dispensaires, écoles furent cconstruites pour les population. C'est lui qui acquis la colline de Panzi à 10 km de Bukavu et y érigea la première Université Evangélique de l'Afrique, avec plusieurs facultés. L'hopital qui soigne les femmes victimes du viol à Bukavu est aussi l'oeuvre de cette Eglise.
Rentré au Congo, avec diplômes, son épouse et ses enfants pour servir son pays. Il va réorganiser l'UEA lui doter des infrastructures et structures de gestion. En moins d'une année les étudiants des pays voisins: Burundi , Rwanda .. vont s'y inscrire et l'intégration sous régionale sera en marche. Les étudiants de Panzi auront même droit à un bus de ramassage estudiantin.
Les jalousies internes au sein de la communauté, la politique du " ôte toi de là que je m'y mette ", une volonté manifeste de nuire à l'autre ne décourageront pas le recteur Bulangalire. Pour l'obliger à quitter le pays lors de l'entrée de l'Afdl à Bukavu sa jeep sera criblé des balles. laissé pour mort, il survivra de ses bléssures. Se sentant non vaincus, Espoir Bulangalire Majagira sera faussement accusé à Kinshasa. Arrêté , il sera transmis dans une prison souterraine de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR) durant 4 mois. Les pressions internationales feront qu'il sera relaché. De retour en France, depuis 1999 il a continué l'oeuvre qu'il avait laissé à d'autres l'intégration des Eglises africaines dans le protestantisme français. Et il continue son engagement social au près de plus démunis en République Démocratique du Congo.
La clinique Ruhigita, qui a été érigée dans la résidence du pasteur jean Ruhigita, avec ses services de gynécologie, d'obstétrique, de pédiatrie, de radiologie et de chirurgie soigne sans discriminations etniques ou confessionnelles, les kivutiens les moins nanties qui n'ont pas les moyens de se faire soigner ailleurs. La clinique Ruhigita, qui les équipéments médicaux modernes, jouent un rôle clé et complémentaire dans le dispositif hospitalier de Bukavu qui ne compte que deux hôpitaux: celui de Panzi, à 10km et l'hôpital général qui est à 7 km du centre ville.
Malgré l'insécurité, en 2002, puis en 2003, le Docteur français Bineau avec une équipe soignante arrive à Kiliba. l'opération " lutte contre la cécité " est déclenchée. En 12 jours, 1099 malades sont soignés: consultations, examens, lunettes, médicaments, interventions chirurgicales...
L'Union Africaine considère, la diaspora africaine comme sa 6 eme région à côté (Magrheb, Afrique de l'Ouest, Afrique de l'Est, Afrique du Centre, Afrique Australe), initiative à encourager. Encore faudrait-il que chaque pays membre de l'union Africaine sache utiliser ses fils et filles compétents.
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Commentaires
1. Le mercredi 6 février 2008 à 08:39, par James
C'est un bon exemple à suivre et je me rejouis de l'acte posé par le professeur-pasteur Majagira. Telles initiatives pourraient encore une fois créer une dynamisque au sein de la diaspora congolaise.
2. Le mercredi 6 février 2008 à 09:46, par levy Mukengere
Je suis aussi natif de Bukavu et je connais Mr Espoir Bulangalire ainsi que son père défunt. C'est un "grand" dans le monde pentecôtiste si non le plus grand. L'UEA est une bonne chose ainsi que d'autres projets d'intérêt social. Mais ce n'est pas pour autant qu'on peut le comparer à l'ouvrage de Mutombo qui intervient gééreusement avec sa poche pour la promotion du basket congolais et pour d'autres grands projets qui font la fierté de la diaspora congolaise et des congolais en général. C'est le cas pour la clinique de Ruhigita. Le monde réligieux en général s'est lancé dans "les projets" soi disant d'intérêt social mais en réalité des activités commerciales pour lesquelles ils n'ont déboursé aucun sous et ne veulent pas payer un seul centime de taxe. Plusieurs privés bukaviens ont fait plus sans tambour ni trompette parce que Bukavu mérite plus que cela.
Texte distribué par:
Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
mercredi 30 janvier 2008
I. INTRODUCTION
La Communauté des BAVIRA a salué l’initiative prise par son Excellence le Chef de l’Etat, le Président Joseph KABILA KABANGE, afin de mettre autour d’une même table les fils et filles de deux provinces à savoir le Nord Kivu et le Sud-Kivu afin de trouver eux-mêmes des solutions aux crises et problèmes qui les préoccupent dans le but de promouvoir la Paix, la Sécurité et le Développement dans cette partie du Pays.
Nul n’est besoin de rappeler les différentes crises et les différents conflits armés qui ont secoué cette partie du pays dont les conséquences n’ont pas manqué de détruire les infrastructures socio-économiques et ont endeuillé plusieurs milieux des familles ;
La Collectivité Chefferie des Bavira faisant partie du Territoire d’Uvira, Province du Sud-Kivu, se trouvant à l’Est de la RD Congo, n’a pas été épargné de ces affres de la guerre.
Cette Chefferie est limitée ;
- au Nord par la Chefferie sœur des Bafuliiru par la rivière Kawizi et par la Chefferie plaine de la Ruzizi par la route qui mène vers Bujumbura ;
- au Sud par la Collectivité Secteur de Tanganika par la rivière Kambekulu
- à l’Ouest par le Territoire de Mwenga en passant par les moyens et hauts plateux de la chaîne de Mitumba via la rivière Musonjo ;
- à l’Est par la République du Burundi grâce au lac Tanganyika.
La Chefferie des Bavira abrite le port de Kalundu qui offre à notre pays une importance économique capitale sur les plans local, national et international grâce à sa situation géographique qui le met en relation avec trois pays voisins dont le Burundi, la Tanzanie et la Zambie.
Elle est composée de sept (7) groupements : KABINDULA, KAMBA MAKOBOLA, KALUNGWE, BIJOMBO, KIJAGA, KATALA et KITUNDU.
Le peuple MUVIRA, d’où est venu le nom d’Uvira, de nature hospitalière et paisible, depuis son histoire, a accueilli et ne cesse d’accueillir ses frères et sœurs d’autres communautés et avec qui il a vécu et vit ensemble, mais aujourd’hui le peuple MUVIRA se trouve, à cause de son caractère ci-dessus décrit, être victime des plusieurs actes ignobles dont les causes sont de loin ou de près orchestrées par ses voisins.
Cependant, il est fort regrettable que certains congolais animés de mauvaise foi, au lieu de revenir à la raison dans le but de reconstruire ensemble notre pays, ne cessent de semer de troubler et emprunter la voie des armes dans le but de faire encore couler beaucoup de sang.
La chefferie vira a accueilli vers la fin de 1929 les représentants de quatorze familles des immigrés tutsi installés en 1924 à Mulenge par la royauté fuliru venus solliciter des terres pouvant leur servir de pâturage.
Les archives de l’état civil du Territoire d’Uvira et de la Chefferie des Bavira et de partout ailleurs attestent qu’ils sont des immigrés tutsi en provenance du Rwanda et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés avait, à cette époque, demandé à l’Administration locale et nationale le statut des réfugiés à leur faveur.
A titre illustratif, nombreux de leurs enfants ont étudié tant au primaire, secondaire qu’au supérieur et universitaire avec la bourse d’études de cette agence Onusienne, nous citons ici le HCR.
Grâce à certains Décisions rendues par le pouvoir coutumier de l’époque, certains membres de la communauté Tutsi occuperont des postes importants au niveau de la Chefferie et même au niveau national : cas de MUSHISHI et MUHINDANYI qui seront désignés par le Mwami des Bavira KABALE Martin LWEGELEZA II DA pour exercer les fonctions de chef de deux localités à Bijombo dans le Groupement de Kalungwe.
A cela s’ajoute le cas de GISARO MUHOZA qui sera élu en 1977 député national de la circonscription électorale d’Uvira et RWAKABUBA SHINGA qui sera élu massivement par la population de notre territoire comme Commissaire Politique de notre province (Kivu).
En 1995, certains leaders tutsis de notre territoire vont retourner vers leur pays d’origine le Rwanda en remettant leurs cartes d’identité auprès de l’Administration d’Uvira et vont proclamer tout haut, nous citons :
« l’ heure est arrivée pour les descendants d’Israël en Territoire d’Uvira à se libérer du joug de pharaon de cette contrée pour regagner leur terre », fin de citation.
Telle a été la déclaration de Mr KAJONGA du clan Bega et ancien chef de localité Muranvya.
La RD.Congo, grâce aux élections libres, transparentes et démocratiques, vient de se doter des institutions démocratiques qui redonnent à notre nation une autre image et un espoir pour tout le monde.
Pour le moment, l’heure a sonné pour faire la paix qui ne peut se réaliser que lorsque la sécurité est garantie, les droits de l’Homme respectés afin de réaliser le développement durable.
Un adage vira enseigne : « Ugaloza ku kïra, asibishi mufumu bulwâzi », ce qui veut dire en français : « Celui qui veut guérir ne cache pas sa maladie au médecin ».
Le MUVIRA s’inscrit dans cette logique, voilà le pourquoi de sa présence dans cette salle de conférence pour répondre à l’invitation lancée par le Chef de l’Etat et les organisateurs de ces assises et contribuer tant soit peu à la matérialisation de ses objectifs.
Le temps pour faire la guerre est révolu, dit-on !
La paix, la sécurité et le développement recommandent un certain nombre d’exigences pour sa mise en œuvre. Il s’agit entre autre d’un dialogue sincère où les gens doivent se dire la vérité en se regardant dans les yeux pour consolider la Paix, la réconciliation, le pardon intercommunautaire.
Pour se faire, les assises de cette Conférence ne peuvent aboutir que si les membres de communautés du Nord et Sud-Kivu d’une part et les institutions de la République d’autre part, et sans oublier la communauté internationale et les pays voisins sont déterminés à amener cette PAIX.
Mais devant le défi de la paix, la sécurité et le développement à ce jour, thèmes majeurs de cette conférence, le peuple MUVIRA tend contribuer avec les autres communautés en dégageant ainsi les causes, les solutions et les acteurs qui doivent être impliqués dans cette dynamique.
I. PAR RAPPORT A LA PAIX
A. LES CAUSES
Les Bavira constatent que la paix dans leur chefferie est hypothèquée par :
1) Confusion des limites entre la Chefferie des Bavira et la Cité d’Uvira.
2) La transplantation des conflits ethniques entre Hutu et Tutsi du Rwanda et burundais en RDCongo et en particulier dans leur collectivité ;
3) L’esprit hégémonique et expansionniste de certains Tutsi congolais vivant dans leur territoire vis-à-vis du peuple autochtone;
4) La tentative d’un nouveau découpage du Territoire d’Uvira soit 80 % concerne la Collectivité des Bavira à savoir les groupements de Bijombo, de Kalungwe, Katala, makobola, Kabindula, etc… ;
5) L’usage de double nationalité des tutsi d’expression rwandaise vivant en RDCongo et la non coupure du cordon ombilical avec les intérêts de Tutsi du Rwanda et/ou du Burundi au détriment des autres congolais vivant dans le Territoire d’Uvira ;
6) Recrudescence d’un climat de confiance et de suspicion entre le Tutsi congolais, les barundi et les autres communautés suite à la psychose de la guerre ;
7) La solidarité négative et l’instrumentalisatio n de la communauté tutsi face à un problème national et d’intérêt commun ;
8) Les intentions démesurées par certains leaders politique Tutsi qui manipulent les autres pour accéder au pouvoir et /ou aux différents postes par de voies non démocratiques (dont la force) par rapport aux autres communautés;
9) La disparition et l’assassinat du feu Mwami LENGHE III RUGAZA KABALE orchestrée par les commanditaires de la guerre de 1996
10) La tendance du détachement du Groupement de Bijombo vis-à-vis du pouvoir du Chef-lieu de la Chefferie des Bavira au profits des Tutsis Banyamulenge.
11) Les rumeurs permanentes des crises au cas où les revendications des tutsis auprès du pouvoir ne seraient pas satisfaites.
12) La présence de plusieurs fractions tutsies A titre illustratif, nous observons le groupe fidèle à MASUNZU et un autre fidèle à BISOGO et compagnie.
13) Le refus des tutsis congolais de s’intégrer dans la vie socioculturelle des autochtones ;
B. PISTE DES SOLUTIONS
Face aux problèmes ci-dessus invoqués, les Bavira préconisent :
- Détermination avec précision des limités entre la chefferie vira et la cité d’Uvira
- Que le Gouvernement renforce le pouvoir des Mwami dans la gestion des chefferies
- Que chaque tribu ou communauté vivant avec le Muvira respecte et reconnaisse son existence et sa place dans l’histoire dans l’histoire de ce pays
- Que la communauté Tutsi vivant en Territoire d’Uvira en général et en particulier dans la Collectivité chefferie des Bavira cesse de s’ingérer dans les conflits tribalo-ethniques des Rwandais et burundais et puisse se désolidariser des anipulateurs Hutu et Tutsi non congolais pour les intérêts supérieurs de la nation en généra et de la Collectivité Chefferie des Bavira en particulier;
- Que les membres de la communauté Tutsi vivant en RD Congo puissent sensibiliser leurs enfants perdus et les ramener à la raison aux fins de se désolidariser des manipulateurs
- Que les Tutsi à leur tour puissent se comporter comme toute autre personne se trouvant sur le sol congolais et doivent respecter les lois et la constitution du pays, et de ce fait doivent cesser d’utiliser les armes pour conquérir le pouvoir ;
- Que le Gouvernement puisse organiser un recensement de la population pour mieux identifier les ethnies et tribus ayant vécu en RDCongo avant le 30 juin 1960;
- Que toutes les communautés vivant dans le territoire d’Uvira et dans la Collectivité chefferie des Bavira puissent respecter les anciennes limites légalement déterminées par les textes légaux délimitant ainsi les entités administratives et coutumières ;
- Que les Tutsi cessent de falsifier l’histoire et sont tenus d’emboîter les voies démocratiques indiquées pour toute conquête du pouvoir, et accepter la décision prise par l’autorité compétente ;
- Que les séances de sensibilisation soient organisées dans chaque communauté pour promouvoir la paix et la sécurité qu’au regard de ce qui s’est passé les communautés puissent se demander mutuellement un pardon sincère après justice et réparation et puissent s’engager à ne pas recourir à la guerre comme solution aux problèmes ;
- Que l’histoire de la chefferie vira soit restaurée avec fidélité et objectivité ;
- Que les ossements de notre feu Mwami LENGHE III RUGAZA KABALE soient déterrés en Territoire de Fizi et enterrés avec honneur dans son fief avec l’appui du Gouvernement Central ;
- Que les monuments soient érigés à Makobola I, Kabindula, Kakungwe, Ruzozi, Kitundu et Kirungu en mémoire des frères et sœurs assassinés ;
- Que toutes les revendications ne s’écartent pas des lois et de la Constitution de la RD Congo (Cas du territoire de Minembwe).
- Que le Gouvernement persuade les insurgés à aller au brassage ou à se démobiliser ;
- Que les tutsis congolais s’adaptent au brassage socioculturel avec les autres communautés
Bref, la Chefferie des Bavira a connu une très longue période de violences qui lui ont coûté plusieurs dégâts sur le plan matériel, humain, moral, économique…
Sans parler des causes profondes déjà exprimées par les autres, et de manière plus simple, nous peuple vira, nous demandons et recommandons :
- Que toute personne ou groupe de personnes ou institution impliquée dans nos malheurs, prenne courage et reconnaisse sa culpabilité devant notre société et demande pardon de manière officiel ;
- Que la justice soit faite pour les massacres de Makobola, Kitundu ; Kakungwe, Kirungu, Kashambi, Kanyabululu, Ruzozi et l’indemnisation équitable aux familles des victimes de manière individuelle et collective.
- Que les communautés en conflits évitent des accusations gratuites et privilégient la résolution pacifique pour tout différend en vue de bâtir une société capable de pardonner pour le développement du pays.
II. PAR RAPPORT A LA SECURITE,
A. CAUSES
1) La présence des insurgés Tutsi et de des autres groupes armés dans les hauts et moyens plateaux et leur refus d’aller au brassage dans le Territoire et la collectivité chefferie des Bavira, notamment à Chanzovu, Kagogo, Kasanga, Rubibi, Kanono, Bijombo, ect… ;
2) Le refus de certains groupes et bandes armés d’aller au brassage
3) Le manque d’une unité de commandement et de contrôle, à quelques exceptions près, entre les brigades militaires se trouvant sur terrain dont certaines ne cessent d’obéir toujours à leurs anciennes composantes en dépit du brassage ;
4) Mauvaises conditions socio-économiques et traitement des militaires et policiers se trouvant à Uvira ;
5) Les infiltrations, et les entrées irrégulières des étrangers et leurs séjours sur le sol congolais ; cela se traduit par la perméabilité des postes frontalières et frontières ;
6) L’impunité et manque du rapprochement de la justice aux justiciables ;
7) L’ingérence de certains pays voisins dans les affaires purement internes de la RD Congo ;
8) Manque de patriotisme de certains officiers militaires, policiers, agents de sécurité et autres cadres administratifs qui trahissent le pays ;
9) Non gratification ni reconnaissance voire l’exclusion de plusieurs frères et sœurs Bavira ayant combattu pour le changement du régime dictatorial qui a dirigé le pays pendant plus de 30 ans et se retrouvent aujourd’hui écartés dans la gestion de la chose publique;
10) La présence dans les FARDC des éléments des troupes non Congolais ;
11) La démoralisation et la déconsidération de Maï-Maï dans la distribution de grades
et occupation des fonctions ; citons à titre d’exemple le Colonel NAKABAKA qui
a fortement combattu les agresseurs et obéit aux ordres du Gouvernement ;
12) Le faible encadrement/ réinsertion des démobilisés ;
13) L’occupation par le Burundi de Delta de la rivière Ruzizi appelé KATUMBA ;
14) Le recrutement et l’enrôlement des mineurs dans les bandes et groupes armées ;
B.PISTES DE SOLUTIONS
- Que le gouvernement use de tous ses moyens pour rassembler toutes bandes armées et les désarmer et le contraindre d’aller au brassage et qu’en cas de refus, le Gouvernement puisse appliquer les dispositions et règlements prévus par les lois militaires ;
- Que les militaires et les policiers puissent être payé régulièrement leurs soldes via les banques et les institutions financières agréées par la Banque Centrale du Congo et soient casernés dans des camps ;
- Que le Gouvernement puisse former une armée intégrée, restructurée et nationale ;
- Que toutes les communautés dont leurs membres font partie des bandes armées puissent rapprocher de celles-ci en vue de les conscientiser à être démobilisés et brassés ;
- Qu’un Tribunal Pénal spécial pour la RD Congo soit créé pour réprimer et juger tous les cas des crimes de guerre et contre l’humanité dont le massacre de Makobola, Mulongwe, Ruzozi, Katogota, Kirungu, Kitundu ect… ainsi que les cas de viol des filles et femmes ;
- Exécuter les décisions et les jugements rendus en toute impartialité ;
- Assurer l’indépendance de la magistrature ;
- Recycler et nommer les magistrats et les révoquer les cas échéants conformément à la Loi ;
- Réhabiliter et renforcer la justice civile et militaire ;
- Créer un Etat-major et une unité de commandement à Uvira ;
- Que la procédure d’extradition des personnes poursuivies et/ou condamnées soit mise en application entre les pays voisins ;
- Que le Gouvernement renforce les mesures de sécurité sur tout le littoral du Lac Tanganyika et le long de la plaine de la Ruzizi ;
- Que des mesures soient prises pour une bonne surveillance des frontières et que la DGM renvoi à toute entrée toute personne ne remplissant pas les formalités migratoires ;
- Que les pays voisins respectent la charte des Nations Unies et les principes de l’intangibilité des frontières et la non ingérence dans les affaires internes d’un autre pays ;
- Que le Gouvernement puisse gratifier les combattants Maï-Maï qui ont obéi à son ordre ;
- Que le Gouvernement puisse récupérer et gérer l’étendue de la Delta de Katumba jadis dirigé par le pouvoir coutumier vira et les pays voisins de respecter les limites tracées depuis 1885 par la Conférence de Berlin ;
- Que les enfants soldats soient démobilisés et récupérés de bandes de groupes armées et réinsérés dans leurs familles respectives ;
- Traduire en justice les recruteurs de ces enfants ;
III. PAR RAPPORT AU DEVELOPPEMENT
La paix et la sécurité sont des conditions sine qua none pour qu’il y ait un développement dans tout milieu.
Le Territoire d’Uvira et en particulier la collectivité chefferie des Bavira connaît pas mal des problèmes de développement sur plusieurs plans :
1° SUR LE PLAN INFRASTRUCTURES
A. Infrastructure sanitaire :
Problèmes :
a) A l’Hôpital Général de Référence d’Uvira.
- insuffisance des salles ; 4 enfants sur un même lit
- insuffisance des matériels et équipements et produits pharmaceutiques ;
- insuffisance du personnel qualifié avec comme conséquence la mortalité maternelle très élevée dans la province
- existence de plusieurs maladies
- centres et postes de santé pillés et détruits
Actions-réponses
- Réhabilitation de l’hôpital général de référence moderne avec plus de salles
- d’hospitalisation ;
- Equiper l’hôpital général des matériels modernes (laboratoire, chirurgie, morgue…) et fournir des médicaments essentiels par le Gouvernement dans les structures de santé
- Disposer des médecins spécialistes et du personnel qualifié
- Réhabiliter des postes et centres de santé dans tous les villages
- Ouverture des mutuelles de santé
- Construire un autre hôpital répondant aux conditions d’accueil des malades.
- Renforcer les capacités du personnel de santé
- Mettre en place une politique de lutte contre la malaria, le VIH/SIDA, le mal hydrique, les vers intestinaux, la rougeole…
b) Infrastructures socio éducationnelles.
Problèmes
- Insuffisance des universités et instituts supérieurs publics
- Manque des centres d’apprentissage professionnel des métiers et d’encadrement des jeunes, enfants indigents et femmes vulnérables ou en situation difficile
- Absence des bibliothèques suffisamment équipées
- Manque des centres culturels communautaires
- Faible scolarisation des enfants et surtout les filles à l’âge de scolarité
Actions-réponses
- Construire, agréer et réhabilitation de nouvelles écoles primaires et secondaires
- Construire et agréer de nouvelles universités et de nouveaux instituts supérieurs surtout l’institut supérieur de pêche dont le gouvernement congolais avait agréé et qui n’est pas encore fonctionnel
- Elaborer un programme d’éducation civique et morale
- Construire des centres d’apprentissage professionnel des métiers et d’encadrement des jeunes et enfants indigents
- Construire des bibliothèques et centres d’études
- Créer des centres culturels communautaires
- Gratuité de l’enseignement primaire et secondaire
- Elaborer la politique de l’éducation et encourager l’enseignement des filles
c) Réhabilitation des unités énergétiques
Problèmes
- Manque des unités énergétiques et pourtant la chefferie et le territoire d’Uvira comptent plusieurs rivières
- Pas de courant électrique permanent pouvant faciliter l’économie de la chefferie
- Insuffisance d’eau potable pour couvrir toute la chefferie
Action-réponse
- Construire des microcentrales hydro-électriques sur les rivières Mugaja, Kakumba et Kambekulu
- Application de la pêche artisanale sur le lac Tanganyika
Action-réponse
Renforcement de la pêche artisanale sur le lac Tanganyika par :
- l’opérationnalisation de l’institut supérieur de pêche (pêche moderne)
- le système de crédit de pêche
- Réhabilitation et construction des séchoirs modernes, toilettes dans les plages
- Réhabilitation de l’environnement lacustre
- Adduction d’eau potable dans toute la chefferie
- d) Ressources agricoles
Problèmes
- Application de l’agriculture traditionnelle, la pêche et l’élevage traditionnel
- Manque des crédits d’élevage et agricole
- Destruction de depping tank dans les hauts plateaux de Bijombo
- Manque des centres d’approvisionnement des produits pharmaceutiques vétérinaires
- Manque de marché construit et adaptés aux exigences du moment
Actions-réponses
- Mécaniser l’agriculture par l’attraction bovine et autres techniques modernes
- Créer un système des crédits d’élevage et agricole
- Réhabiliter le dipping tank dans les hauts plateaux de Bijombo
- « Disponibiliser » les centres d’approvisionnement des produits pharmaceutiques vétérinaires
- Construire le marché central moderne
e) Gestion de l’environnement
Problèmes
- Manque de programme de reboisement des collines surplombant la chefferie des Bavira
- Destruction de l’écosystème du lac Tanganyika
- Manque de programme d’assainissement
- Destruction de l’environnement
- Inondations des rivières et les érosions
Actions-réponses
- Elaborer des programmes de reboisement des collines surplombant la Chefferie des Bavira
- Réhabilitation de l’écosystème sur le lac Tanganyika
- Elaborer des programmes d’assainissement par la construction des latrines publiques, la réhabilitation du service de la voirie
- Protéger l’environnement
- Lutter contre les érosions et canaliser les rivières
f) Urbanisation
Problème
Les constructions anarchiques et érosions
Action-réponse
- Respecter strictement le plan urbanistique
- Canaliser et construire les ravins de Kabindula, des cimetières, de Kibondwe…
- Recycler les agents des services du cadastre, des titres fonciers et urbanisme et habitat
- Créer des dépotoirs publics
- Bien gérer les sachets et les immondices pour lutter l’insalubrité
g) Infrastructures sportives
Problèmes
Manque des terrains, stades et lieux des loisirs
Action-réponses
- Construire des terrains sportifs et des stades omnisports
- Créer des lieux des loisirs
h) Infrastructures économiques
Problèmes
- Destruction des infrastructures et enclavement de la chefferie
Actions-réponses
- Réhabilitation des infrastructures, aménagement et désenclavement de la Chefferie par la réhabilitation et la création des routes :
- Renforcer la Coopérative d’Epargne et de Crédit de Kalundu et autres institutions financières du milieu
Routes nationales
v Route nationale 5 Uvira- Bukavu via ngomo
v Route nationale 5 Uvira – Kalemie (Katanga)
v Route nationale Uvira – Fizi – Kabambare (Maniema)
Routes de dessertes agricoles
Kabindula- Rugongo- Kitundu- Kasenga- Katobo
Kabindula- Rugongo- Munanira- Kirungu- Kajoka-Bijombo
Kalundu-Rugembe- Bumba-Kataka- Muheta-Kitu- Gomba-Kigongo
Kigongo-Gomba- Kitu-Kifuta- Kitala-Mvumi- Kataka-Kirungu- Munanira
- Réhabilitation des unités de production
Actions-réponses
- Réhabiliter les unités de production :
v La Cotonnière du lac (ESTAGRICO)
v Le port de Kalundu et la SNCC Kalundu
- Appuyer matériellement, financièrement et techniquement les institutions financières existants et agréés par la Banque Centrale notamment les différentes coopératives d’épargne et de crédit ;
- Implanter des banques et doter la FEC de la chefferie d’un fonds de crédit d’importation ;
- Créer des bureaux d’échanges agréés ;
- Construire des maisons de fonds d’avance à Makobola I, Kitu, Kabimba, Muheta, Rugongo… villages détruits par les guerres
- Octroyer des crédits d’habitat
- développer le système de communication ; l’Internet, radio, télévision, téléphone…pour réduire les rumeurs.
IV. PAR RAPPORT AUX QUESTIONS HUMANITAIRES ET SOCIALES
Problèmes
- Manque d’assistance aux sinistrés
- Manque d’assistance et de programme de réinsertion aux retournés et rapatriés dans la société
- Non accès à l’éducation et à la formation professionnelle des enfants et personnes adultes en situation d’handicap
- Discrimination des personnes en situation d’handicap dans le marché d’emploi
- Manque de politique d’insertion et d’intégration sociale des personnes handicapées
- Prise en charge des personnes vivant avec le VIH.SIDA
- Manque de programme de prise en charge des femmes et des enfants sur ceux de la rue
Actions-réponses
- « Disponibiliser » au sein de l’Antenne humanitaire d’Uvira un fonds d’assistance aux sinistrés et aux femmes violées.
- Identifier les rapatriés et élaborer un programme d’assistance des retournés internes et des rapatriés
- Garantir la gratuité de l’instruction et la formation professionnelle à tous les niveaux aux personnes vivant avec handicap
- Assurer la politique de plein emploi et d’emploi décent à tous et aux personnes handicapées
- Mettre sur pied un programme d’insertion et d’intégration sociale des personnes handicapées d’autres vulnérables.
- Elaborer un programme de prise en charge des PVV
- Elaborer un programme de prise en charge des femmes et enfants
V.LES ACTEURS IMPLIQUES POUR LE MAINTIEN DE LA
PAIX, LA SECURITE ET LE DEVELOPPEMENT ;
Toute personne physique ou morale éprise de paix est appelée à apporter sa contribution face aux défis ci hauts énoncés;
Nous citons notamment les différents acteurs :
- La communauté internationale dont la MONUC, le PNUD, BANQUE MONDIALE, FMI ;
- Les communautés régionales et sous régionales : SADC, UA, UE, …
- Les Gouvernements national et provincial, les Assemblées nationale et provinciale, le Pouvoir judiciaire, chacun en ce qui le concerne ;
- La Société civile ;
- Les ONG locales et internationales ;
- Les communautés vivant dans cette entité ;
Ainsi, la paix sera garantie, la sécurité assurée et le développement non seulement dans toute l’étendue de la Province, du territoire d’Uvira en général et dans la Collectivité Chefferie des Bavira en particulier.
CONCLUSION
Ce document, présenté sur toutes les rubriques en termes de « Cahier des Charges » de la communauté Bavira résidant dans leur Collectivité Chefferie interpelle la conscience de tout un chacun vivant ou souhaiterait vivre dans cette chefferie à rejeter la hache de guerre qui n’avance à rien dans le développement de tout être humain à par la dispersion de la population avec toutes les conséquences fâcheuses que nous présumons avoir surpassé dans cette conférence vivant la paix, la sécurité et la reconstruction de notre avenir sur le plan provincial en particulier et sur la plan national en général.
Néanmoins, nous sommes convaincus que les problèmes qui nous opposent à nos frères et sœurs de la communauté tutsie sont instrumentalisé s par les leaders malveillants et assoiffés de pouvoir et qui ne cessent d’attiser le feu par des discours divisionnistes afin d’un positionnement politique en sacrifiants ainsi leurs fils et filles à la base ; et pourtant nous cohabitons paisiblement
Nous présumons que les assises de Goma de 06 au 21 janvier courant éveilleront les préoccupations de tous les fils et toutes les filles de ce notre province en général, et ceux de la Collectivité Chefferie des Bavira en particulier afin de privilégier la paix, la sécurité et le développement de nos entités décentralisées pour aboutir à une vraie reconstruction de notre grand pays en appelant l’esprit patriotique de tout fils de ce pays.
Bref, tout le monde a tué tout le monde ;
Et comme les uns et les autres disent et soutiennent que les discriminations et les victimisations ont commencé autour des années 1990 ; alors, jetons la hache de la guerre et revenons d’avant 1990 où tout le monde vivait et cohabité avec tout le monde sans intension démesurée et ce dans le strict respect des lois du pays car aucune communauté n’est au-dessus de la loi.
Enfin, nous sommes sûrs et certains, répétons-le, que les résultats de présentes assises ne peuvent aboutir que si les membres de communautés du Nord et Sud-Kivu d’une part se parlent sincèrement sans agenda caché et les institutions de la République, toutes, d’autre part ; et sans oublier la communauté internationale et les pays voisins sont déterminés à accompagner les recommandations de cette Conférence pour amener une PAIX effective.
Fait à Uvira le 05 janvier 2008 et déclaré à Goma, le 13 janvier 2008
Pour la Communauté des Bavira, les délégués à la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les Provinces du Nord et Sud Kivu.
vendredi 18 janvier 2008
DECLARATION DES BAFULIIRU
DECLARATION DES BAFULIIRU A LA CONFERENCE DE GOMA SUR LA PAIX, LA SECURITE ET LE DEVELOPPEMENT DES PROVINCES DU NORD ET SUD –KIVU
DU 6 AU 21 JANVIER 2008
INTRODUCTION
Les Bafuliiru, traditionnellement pacifiques vivent dans la collectivité du même nom, et dans la collectivité plaine de la Ruzizi, en Territoire d’Uvira, Province du Sud-Kivu. L’agriculture, l’élevage, la pêche, et la chasse sont leurs activités principales.
Invités à participer à cette conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les Bafuliiru voudraient, pour arriver à une paix durable, dire la vérité, afin que tous les participants soient mieux informés, car la falsification de l’histoire amène parfois les autorités à prendre des décisions qui, au lieu de résoudre les différends, les ravivent.
Dans le cadre de cette conférence, la délégation de la tribu Fuliiru tient à apporter sa contribution sur les thèmes suivants :
- La paix
- La sécurité
- Le développement et
- Les questions sociales et humanitaires.
1. DE LA PAIX.
Soucieux de ramener la paix, nous vous traçons un bref historique pour une mise à niveau.
En effet, depuis les années 1924, les Bafuliiru ont accueilli les Banyarwanda et Barundi fuyant les atrocités de la vie (famine ….) ainsi que les guerres séculaires et récurrentes qui sévissaient dans leurs pays respectifs.
Le Mwami des Bafuliiru de l’époque, reconnu pour son hospitalité légendaire, leur accorda une terre d’asile dans sa collectivité en installant les Barundi dans la plaine de la Ruzizi et les Rwandais, en quête des pâturages, à Kakamba
Ne s’y étant pas acclimatés, le colonisateur Belge réinstallera les Rwandais à Mulenge. Pour mémoire, Mulenge, dont est tiré le pseudonyme BANYAMULENGE ou NYAMULENGE selon le cas , est le nom du chef d’une famille pygmée qui vivait sur une colline qui porta son nom après sa mort. Cette colline est située à 15km au Sud de Lemera, chef lieu de la chefferie des Bafuliiru.
Signalons en passant que les descendants du pygmée Mulenge ne s’appellent pas pour autant des Banyamulenge, nom qu’utilise actuellement les membres de la communauté Rwandaise qui a eu à séjourner à Mulenge, patrimoine incontestablement ancestral du Mwami des Bafuliiru. Dès 1959, des vagues des réfugiés Tutsi en provenance du Rwanda se déversent dans la collectivité des Bafuliiru . Deux autres camps y seront érigés : le camp de Katobo, et celui de Lemera. Tous ces réfugiés étaient pris en charge par le HCR. Des documents coloniaux attestent cet état de choses.
A la suite des guerres intervenues en RDCongo entre 1964 et 1966, et à défaut d’une assistance humanitaire du HCR, ces réfugiés rwandais seront dispersés dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga où ils cohabiteront parfaitement avec les populations autochtones sans accrochage aucun : ces rwandais étaient les meilleurs bergers de nos vaches , nous épousions leurs filles, nous hébergions leurs enfants pour raison d’études. Bref , nous entretenions de bonnes relations avec nos hotes rwandais au point que lors des élections législatives de 1977 , tous les Bafuliiru se sont mobilisés pour l’élection du feu Gisaro, un leader Tutsi, en qualité de commissaire du peuple, l’équivalent aujourd’hui du Député National. Quoi d’anormal
La même année, Mr. Cyprien Rwakabuba Shinga, tutsi également, a été massivement élu par les Bafuliiru en qualité de commissaire politique. Puisque encore vivant, Mr Rwakabuba peut témoigner cette marque de communion, pourtant exercée à sens unique.
Ce faisant, les Fuliiru auront , au travers ces élections commis une erreur monumentale et fatale pour la suite des événements, car aussitôt rentrés à Kinshasa, les deux élus Tutsi tenteront , en intelligence avec feu MAFEMA, alors commissaire d’Etat chargé de l’Administration, à changer la carte administrative du territoire d’Uvira par la création d’une Collectivité propre aux Rwandais. Cette démarche n’aboutira pas grâce à la vigilance des autochtones VIRA et FULIIRU qui n’acceptèrent pas que leurs entités respectives soient amputées.
Par ailleurs, et comme signe de leur refus d’intégration dans la grande famille congolaise et pour marquer leur attachement au Rwanda, leur patrie mère, nombreux de leurs fils sont rentrés massivement au Rwanda en 1990 pour combattre aux cotés du Front Patriotique Rwandais (FPR) après que leurs parents aient vendu tous leurs biens, meubles et immeubles afin d’apporter un appui financier au FPR.
En 1994, les hutu Rwandais, sous la conduite de la Communauté internationale, se déversent sur le sol congolais. Les Bafuliiru, à l’instar d’autres tribus congolaises ne seront pas épargnés des affres de cette guerre du Rwanda, car du coup la présence sur le sol congolais servira de prétexte au Rwanda pour agresser l’ex Zaïre, actuellement RDcongo en 1996 sous le label de l’AFDL.
L’armée rwandaise entre par le poste de Bwegera en Territoire d’Uvira.
Les Bafuliiru seront surpris par l’atrocité avec laquelle les tutsi ayant pourtant vécu avec nous à Uvira vont s’acharner à tuer ceux là qui les avaient hébergés : une ingratitude manifeste et une façon pour eux de cracher sur notre hospitalité légendaire.
En témoignent :
- Les Massacres des Pasteurs à Lemera, et des Abbés de la Paroisse de Kidote.
- Les Massacre de Kiliba, de Makobola , de Kakungwe, de Kahungwe, de Katogota de Kirungu, de Runingu ,etc
Nous n’avons jamais compris le pourquoi de ce comportement criminel et espérons qu’à cette occasion nous nous dirons la vérité pour que nous puissions nous pardonner mutuellement afin de vivre en paix comme par le passé. Pour tout dire, un questionnement persiste et nécessite des réponses :
· Les Fuliiru avaient-ils eu tort d’accueillir les réfugiés rwandais et burundais chez eux pour mériter un traitement si cruel et humiliant ?
· Tous ces réfugiés rwandais et burundais déversés sur les terres fuliiru par vagues successives se seraient ils volatilisés dans l’air comme la fumée d’une cigarette ?
· Qui sont-ils devenus, eux et leurs descendances, car depuis lors il n’y a
jamais eu un quelconque mouvement de rapatriement vers le Rwanda ?
Une précision de taille s’impose ici : Dans le souci majeur de restreindre le pouvoir accru du Mwami des Bafuliiru, le colonisateur Belge créera une entité administrative en faveur des immigrés Burundais en 1928. Tel n’a pourtant pas été le cas pour les réfugiés Tutsi rwandais qui pour des raisons évidentes sont restés sous le contrôle politico-administra tif des Chefs coutumiers Bafuliiru.
Qu’à cela ne tienne. Nous les Bafuliiru avons donné le meilleur de ce dont nous disposions. Que nous reste-t-il encore à donner ? Nos terres pour la création du futur TUTSILAND ? Voilà là une prétention provocatrice et irréalisable car nous n’avons pas le droit de céder, quelqu’en soit le prix, un seul centimètre de la terre de nos aïeux à qui ce soit, armé soit-il.
Par ailleurs, d’autres faits compromettent la paix dans notre Collectivité :
-Les pillages systématiques des ressources naturelles,
-Les viols et violences sexuelles faites aux femmes,
-La transplantation des conflits ethniques rwandais et burundais en RD Congo,
-La manipulation de la Communauté tutsi vivant dans le territoire d’Uvira par leurs leaders pour accéder aux postes ;
-La présence des insurgés dans les hauts et moyens plateaux et leurs refus d’aller au brassage
-La nationalité transfrontaliè re de certains Tutsi vivant en RD Congo
2. DE LA SECURITE
Depuis que les Tutsi vivant dans le territoire d’Uvira se sont retrouvés en nombre exorbitant dans l’Armée, dans la Police et dans d’autres Institutions stratégiques de l’Etat, l’insécurité n’a cessé d’accroître et les Bafuliiru n’ont plus connu la paix.
Au lieu que cette position militaire et politique profite à tout le territoire qui les a accueilli pendant des décennies, c’est plutôt devenu une véritable source d’insécurité, car ils cherchent toujours à nous écraser ;
Au moment où la communauté Tutsi vivant dans le territoire d’Uvira est suffisamment représentée dans l’Armée, dans les Entreprises du portefeuille de l’Etat, pour tout avoir, ils créent d’autres mouvements d’insurrection, c’est le cas du groupe de 47 dans les Moyens et Hauts Plateaux d’Uvira et de Fizi à l’instar du CNDP dans le Nord –Kivu. Malheureusement, à la face du monde, cette situation n’est pas aussi médiatisée comme celle du Nord-Kivu, pourtant dans cette partie de la République, ce phénomène du groupe de 47 a occasionné plusieurs morts, des viols et violences sexuelles ainsi que des déplacés internes abandonnés à leur triste sort, sans aucun appui ni de la communauté nationale et internationale.
L’insécurité chez les Bafuliiru est aussi liée à la présence des groupes armés étrangers à savoir les FDLR, les ex FAR et les Interahamwe, les FNL, l’encadrement insuffisant entretenu des FARDC, de la Police, des services de Sécurité et de Renseignement, ainsi que l’abandon volontaire des démobilisés. Face à ce tableau sombre et à cette menace réelle de disparition et d’extermination, les Bafuliiru n’avaient d’autres choix que de se liguer derrière ses résistants.
Nous tenons à préciser ici que la marginalisation des Bafuliiru dans la gestion de la chose publique tant au niveau local que national, militaire et politique, prépare le lit de les rendre esclaves sur leur propre terre. Chose insupportable et révoltante.
Le territoire d’Uvira étant largement frontalier avec les Pays voisins immédiats qui ont appuyé hier son occupation, regrette que le pouvoir public place même après les élections des agents à moralité douteuse et souvent complice hier de cette occupation de triste mémoire et d’une armée hybride capable à tout moment de faciliter les infiltrations quotidiennes.
Les Bafuliiru qui représentent plus ou moins 95% des populations de la Collectivité Chefferie de la Plaine de la Ruzizi contre plus ou moins 2 à 3 % des populations d’origine Burundaise, les Barundi, se voient se disputer cette entité coutumière Fuliiru alors qu’elle lui appartient de droit.
3. DU DEVELOPPEMENT
Comme le temps qui nous est imparti est si limité, nous profitons de l’occasion pour dire à l’auguste assemblée qu’une étude approfondie de reconstruction du territoire d’Uvira a déjà été menée et sera versée au Comité des Sages et de suivi des résolutions de cette conférence. Mais à titre illustratif nous tenons d’emblée à solliciter au pouvoir public et à d’autres partenaires bilatéraux et multilatéraux dans toute urgence la réhabilitation et la relance de :
la Sucrerie de Kiliba, le Port de Kalundu , la cotonnière du lac ex Onafitex, le barrage hydroélectrique de Katobo, le CDC Kiringye, l’hôpital de Lemera détruit expressément en 1996 par l’AFDL, l’Institut de Kidote qui a servi du Centre d’Instruction militaire des troupes de l’AFDL, l’hôpital de référence d’Uvira, ainsi que la construction de nouveaux hôpitaux de référence, Centres de santé, écoles dans les hauts plateaux et dans la plaine de la Ruzizi.
Nous ne pouvons terminer notre mot sans dire que le désenclavement de tout le territoire d’Uvira, les moyens et les hauts plateaux y compris sera une contribution pour le rétablissement de la paix dans cette partie de la République.
4 DES QUESTIONS HUMANITAIRES ET SOCIALES.
La Collectivité Chefferie des Bafuliiru et de la Plaine de la Ruzizi étant parmi les entités les plus sinistrées par les guerres à répétition, regorgent plusieurs déplacés internes, les retournés et les rapatriés qui ne sont pas suffisamment assistés. Il est important de signaler que plusieurs réfugiés fuliiru sont encore dans les camps des réfugiés situés dans les pays voisins et qui nécessitent un rapatriement urgent pour venir contribuer à la reconstruction de leurs entités respectives.
Quant au chômage généralisé, la création des emplois serait une voie de sortie pour combattre ce fléau. Les personnes marginalisées (les personnes vivant avec handicap, avec le VIH/Sida, les femmes victimes des viols et violences sexuelles, les orphelins et autres enfants en situation difficile, les veuves victimes des guerres et des catastrophes naturelles, etc…) devront attirer l’attention particulière du Gouvernement et d’autres partenaires pour leur réhabilitation morale et psychologique.
Eu égard à ce qui précède, les Bafuliiru disent que s’il existe des communautés qui connaissent mieux la communauté d’expression rwandaise du Sud-Kivu, la communauté Fuliiru en est une. Elle a vécu côte à côte avec elle comme des frères et sœurs. Les Bafuliiru profitent de cette conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement, devant Dieu, l’histoire, la Communauté Nationale et Internationale et devant tous les délégués ici présents, qu’ils ne constituent pas un obstacle à la paix mais se disent disposés à pardonner tout ce qui s’est passé tout en laissant la justice faire son travail.
C’est l’occasion même d’inviter les autres à comprendre qu’il y a un temps pour tout ; celui de la guerre et celui de la paix.
Nous profitons de l’occasion pour recommander :
1. Au Gouvernement Congolais
- De considérer les Bafuliiru comme une tribu hospitalière, pacifique et patriote ;
- Que les Bafuliiru doivent jouer le rôle qui est le leur pour la pacification, la reconstruction et le rétablissement de la paix dans notre Pays ;
- Que la communauté Fuliiru sinistrée soit réhabilitée sur le plan moral, matériel et psychologique;
- Que la communauté Fuliiru soit associée sur le plan local, provincial et national dans la gestion de la chose publique et de la Bonne Gouvernance car ce ne sont pas les compétences qui lui manquent ;
- Que la communauté Fuliiru soit soutenue dans ses efforts pour une cohabitation pacifique définitive avec les autres communautés qui habite ce territoire sans aucune intention de vouloir les transformer en esclave en lieu et place du maître sur son sol ;
- Que la communauté Fuliiru soit rétablie dans ses droits dans la direction de la Plaine de la Ruzizi au besoin en la transformant à une Collectivité Secteur parce que son statut actuel favorise les infiltrations;
- Que le Gouvernement Congolais considère que toutes les communautés vivant en République Démocratique du Congo doivent être traitées au même pied d’égalité sur le plan militaire, politique et sécuritaire ; ceci veut dire qu’aucune d’elle ne doit prétendre que militairement elle a l’obligation de défendre leurs propres frères en lieu et place de tous les congolais, elle doit obéir à la hiérarchie militaire de se rendre au brassage d’abord et de se mouvoir ensuite dans toute quiétude à travers toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.
- Pour avoir défendu sans ambiguïté l’intégrité territoriale, que les Bafuliiru soient promus sans tergiversation militairement et politiquement.
2. A la Communauté Internationale
- Que la communauté internationale joue un franc jeu pour la consolidation de la paix et de la sécurité en RD Congo en général et dans le Territoire d’Uvira en particulier ;
- Qu’elle facilite le retour de tous les ex-FAR, des FDLR , les Interahamwe et les FNL dans leurs pays d’origine ;
- La création d’un tribunal international pour la RDCongo.
3. A la Communauté Tutsi vivant en Territoire d’Uvira
- Qu’elle cesse de se victimiser à travers les médias tant nationaux qu’internationaux. Tant il est démontré que pour la plupart des cas décriés, ce sont les membres de cette communauté qui se révèlent en être les auteurs. L’on se trouve là, et ce dans beaucoup d’exemples, en présence des vrais voleurs qui crient aux faux voleurs ;
- Qu’elle renonce à l’idée provocatrice consistant à exproprier les autochtones Vira-Fuliiru- Bembe et Lega de leurs terres pour y ériger un Territoire propre aux seuls membres de sa communauté, Minembwe n’étant pas un no man’s land, une terre sans propriétaires ;
- Que la communauté Tutsi vive au Congo comme Congolais et non pas avec les pieds au Congo, tandis que la tête, les mains et le reste du corps sont hors de la frontière. Elle est priée de scier le cordon ombilical qui la lie au Rwanda ;
- Qu’elle s’abstienne de tout acte de nature à déstabiliser le pays d’asile;
- Qu’elle contribue à la reconstruction du territoire d’Uvira au lieu d’investir beaucoup plus au Rwanda.
- Qu’elle reprenne, à l’instar de leur congénères Tutsi du Nord Kivu, son appellation identitaire authentique en lieu et place du pseudonyme Banyamulenge, un cammouflage identitaire adopté récemment en 1976 pour des raisons inavouées;
- Qu’elle s’abstienne de se considérer comme des personnes particulières qui nécessitent des traitements particuliers avec plus des droits et sans devoirs. Le congo n’est pas une jungle. Il y existe des lois régissant les rapports entre les personnes. Leur respect s’impose .
En conclusion, tout en espérant que le contenu de la présente déclaration attirera l’attention particulière des uns et des autres, la tribu FULIIRU déclare haut et fort qu’elle souscrit aux recommandations de la Conférence dans la mesure où elles concourent pour le rétablissement de la Paix, la Sécurité et le Développement dans les Provinces du Nord-Kivu et du Sud- Kivu.
Que vive la République Démocratique du Congo
Que vivent la Paix, la sécurité et le développement du Nord-Kivu et du Sud Kivu.
Je vous remercie
jeudi 14 juin 2007
Révérend RUHIGITA NDAGORA Jean : Un Evangile au Service du Développement

Le peuple d’Uvira était-il croyant depuis longtemps ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Le peuple d’Uvira pratique depuis longtemps l’adoration de Dieu à travers les mannes des ancêtres. Parmi ces mannes on peut citer MUGAJALUGULU, LUNGWE, LYANGOMBE. C’est à travers eux qu’on adore RUREMA (DIEU)
Echo d’Uvira
On parle aussi de NABINGI, qu’est-ce au juste ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
C’est une manne étrangère venue de quelque part. Vous avez sûrement entendu parler de Kahindo Kanambegere.
Echo d’Uvira
Et le christianisme, comment est-il venu et pourquoi a-t-il fait un coup fâtal aux premières croyances ?
La première pénétration des missionnaires date de 1921, le 23 août 1921 plus précisément. Le slogan était unique pour ces missionnaires pentecôtistes « Venez à Jésus ».
Echo d'Uvira
C’est-à-dire qu’ils n’ont pas vraiment eu ni le temps ni la volonté de connaître les croyances du peuple d’Uvira ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Comme tous les missionnaires, la mission était de sauver le peuple autochtone d’Afrique qui était censé être primitif et très arriéré. On ne peut rien attendre de bon d’un primitif.
Echo d'Uvira
Et alors ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Alors, les deux premières années furent très compliquées pour les missionnaires car il n’eût que 5 baptisés et 3 missionnaires décédèrent à Kabindula suite aux mauvaises conditions de vie.
Echo d'Uvira
Que se passa-t-il ensuite ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Il eût l’envoie d’autres missionnaires en 1925 parmi lesquels Mlle LINEA qui lança le début d’une école primaire. Mlle HILDA, le premier dispensaire.
Echo d'Uvira
Et la place de l’Evangile à ce moment là ; car, on ne parle pas d’une Eglise ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Effectivement, après les premières difficultés rencontrées sur le terrain, la mission évangélique se cacha derrière les œuvres socio-médicales jusqu’en 1926.
Echo d'Uvira
Et leur présence à Lemera, comment l’expliquez-vous ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Oui, vers 1924, les missionnaires cherchèrent un milieu au climat moins hostile et s’installèrent à Lemera. Ils seront du retour vers Kasenga en 1927 après que d’autres soient partis pour UBEMBE.
Echo d'Uvira
Quel est le résultat palpable de la présence missionnaire dans la Zone d’Uvira ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Le résultat se situe à plusieurs niveaux :
- la Zone d’Uvira compte à ce jour 38 églises de la CEPZA, avec pas moins de trois cent mille (300.000)
- Elle compte également 63 écoles primaires, 22 écoles secondaires avec toutes les sections générales, deux
- L’Université Evangélique dont la branche médicale doit se trouver à Lemera conformément aux accords
- Elle compte ensuite l’un de plus prestigieux hôpital du pays à Lemera et six autres centres médicaux.
Echo d'Uvira
Quel a été, sa révérence, le secret de cette performance pour une église protestante ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Notre évangile à toujours été au service du développement. « Que celui qui ne travaille point, ne mange point » dit la Bible dans 2 Thes 3 : 10.
Echo d'Uvira
Estimez-vous que ce message était écouté sans gêne au sein de la population autochtone ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
C’est là d’ailleurs qu’il a été vite compris et appliqué. Tenez, tous les tenants de la richesse de la Zone (commerçants, agriculteurs, éleveurs et pêcheurs) sont pour la plupart des protestants pentecôtistes.
Echo d'Uvira
Etes-vous satisfait des œuvres de l’Eglise Pentecôtiste à Uvira ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
J’avoue ne pas être déçu autant que l’œuvre est continuelle et il y a une perpétuelle recherche d’amélioration.
Je reconnais que l’Artisanat est le domaine qui a été le plus ignoré. Mais le bilan est nettement positif et c’est en homme très comblé que j’ai quitté la représentation de l’Eglise.
Echo d'Uvira
Certain gens pourtant estime que vous avez fait plus pour vous-même que pour la communauté ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Qu’ils me le prouvent et je leur démontrerai le contraire.
Echo d'Uvira
Que pouvons-nous transmettre à vos detracteus ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Que je les aime tous car ils sont mes frères. Nous avons encore besoin les uns des autres pour bâtir une communauté prospère et unie.
Echo d'Uvira
Quel conseil donnez-vous à la jeunesse d’Uvira ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Etre honnête, avoir l’amour de la population, ne pas être égoïste et cultiver l’esprit de sacrifice.
Echo d'Uvira
Ensuite ?
Révérend Ruhigita Ndagora Jean
Cultiver le respect du métier d’un chacun, ne pas croire que le métier de l’autre est plus important que le sien propre. Ne jamais se décourager malgré la résistance, l’opposition des autres. Tout faire dans le respect et l’application stricte des prescriptions de la parole de Dieu.
Propos recueillis par Christian MWIMULE et Bienfait BALEKE à Kinshasa (CAP), Le 12 Septembre 1993.
jeudi 7 juin 2007
MAHANO GE MAHANO parle de l'évolution administrative du Territoire d'Uvira
Attention à la falsification de l'histoire, voici la vraie.
Mahano ge Mahano un grand historien d'Uvira nous parle de l'évolution administrative de la Zone d'Uvira (1885-1960) (Source Revue BUGUMA). L'homme est resté égal à lui même. "Toujours fidèle à sa conscience".
Uvira la belle en image (Image de Congo-photo)
1. LE PAYS
La Zone d’Uvira, avec ses 3.031,87 Km de superficie est située à cheval sur 25° de longitude Est entre les 2° 6’ et 3° 6’ de latitude Sud. Elle s’adosse à la Zone de Walungu au Nord, Mwenga à l’Ouest et à celle de Fizi au Sud. La rivière Rizizi et le lac Tanganyika constituent ses limites orientales et forment frontière avec respectivement les républiques sœurs du Burundi et de la Tanzanie.
Du point de vue du relief, la Zone d’Uvira est une portion du versant oriental de la chaîne des MITUMBA qui court depuis le Shaba jusqu’à la région des volcans dans le Nord-Kivu. Elle est constituée de deux espaces nettement distincts :
* Le Piémont : large bande de terre située à 774 m d’altitude. Elle atteint parfois 35 Km de large en sa partie la plus étendue et se trouve confinée entre le lac Tanganyika et la Ruzizi à l’Est, et le versant occidental du graben africain à l’Ouest. Elle est généralement connue sous l’appellation de Plaine de la Ruzizi.
* Le Plateau : qui surplombe la plaine et culmine à 3.100 m d’altitude avec deux pics principalement dominants dans la région : le Kasinga et le Munanira.
Conséquence logique de ce contraste géographique, la Zone est soumise à deux types de climat également très nettement différenciés. Au piémont, un climat tropical humide à deux saisons : une longue saison pluvieuse allant d’Octobre à Mai et une petite saison sèche, de Juin à Septembre. En hauteur, un régime termique frais à écarts modérés. Le régime pluvieux apparaît à la frontière avec les Zones de Mwenga et Walungu.
Quant à la végétation, la plaine connaît la savane herbeuse, tandisque qu’en altitude la forêt des bambous voisine avec la bruyère.
Les écarts de température entre la plaine et le plateau varient entre 38° et 14° C (1).
Avec une population avoisinant les trois cents mille âmes, Uvira connaît une des fortes densités de la région et sans doute également de la République : ± 1OO/habitants au Km2.
2. LES HOMMES
Les Twa* sont cités parmi les occupants les plus anciens de l’actuel espace vira-fuliiru. Mais aujourd’hui, comme chacun le sait, si le terme Twa s’est jusqu’ici maintenu dans le langage, la silhouette, en revanche, a depuis longtemps déjà disparu du paysage.
Ils ont disparu, soit décimé par les épidémies, soit fondus corps et âme dans les nouvelles cultures dont ils ont épousé coutumes, langues et valeurs au détriment des leures propres.
Trois langues sont actuellement pratiquées dans la zone : le Fuliiru, de la Kiliba à la Ruvimvi ; le Kijoba, de la Kalyamabenga à la Sanza, jadis frontière entre Vira et Bembe ; le Kivira, langue hybride, issue de la rencontre du Fuliiru avec le Kijoba. Elle se pratique dans la plaine, depuis la Kalyamabenga ; en hauteur, depuis la Molongwe jusqu’à la Kiliba. En fait, son champ d’extention couvre, outre les zones où s’est opéré un vaste brassage de population, les régions qui sont passées alternativement d’une collectivité à l’autre selon les fortunes diverses qu’ont connues les multiples tentatives d’hégémonie qui ont jadis ponctué les relations entre les deux peuples frères.
(1) WEIS, G, Le Pays d’Uvira, Bxlles, Duculot, 1959,
* Les noms des peuples sont parfois donnés sans préfixe.
EX. Les Battwa = les Twa, les Banyarwanda = les RWANDA.
Si les Vira-Vuliiru forment deux communautés politiques distinctes, sur le plan culturel, ils se renconnaissent une certaine identité, identité de comportements, de croyances, de rites, de tabous, d’objets rituels et culturels communs.
Cuypers, cité par Vansina dans son Introduction à l’Ethnographie du Congo, rattache le groupe Vira-Fuliiru au groupe Hunde, Vira, Tembo, Shi, Havu et Hutu du Ruanda et du Burundi.
Partis du Nord-Est, les Vira-Fuliiru seraient descendus vers le Sud et traversant l’Ulindi, se seraient installés sur les terres qui constituent leur fief actuel. Toutefois Cuypers pense que la descente ne s’est pas faite d’un seul trait, mais a été retardée par un long détour à travers le Maniema (2).
Avec à sa tête un certain Nalwindi hypothétique ancêtre et leader du mouvement, le groupe se serait encore scindé en deux, les Fuliiru descendant sous la conduite de Kahamba Kalingishi et s’installant sur les hauteurs de Lemera ; tandisque les Vira, sous la houlette de Kirunga s’installaient sur le pic de Munanira, d’où ils essaimeront vers les terres basses de la vallée et sur tout leur territoire actuel. Commencé au 16è siècle, cette installation se serait terminée au 17è siècle, comme en témoignent, aux dires des auteurs, les empruntes qu’en porte alors déjà le territoir (3).
Un autre version, inconnue de Cuypers et de Vansina, celle-là, et partant peu familière aux milieux lettrés, rattache le Kijoba au Kibwari et au Kigoma dont elle rapproche les locuteurs en faisant les descendants d’un hypothétique ancêtre également commun.
Bien que peu repercutée dans les milieux intellectuels, cette hypothèse est pourtant très clairement suggérée par Moeller qui dit substantiellement : « Il semble que jusque vers 1650 environs, le territoire actuel des Babembe était inhabité. Le long des rives du lac seulement, il existait à cette époque des Basandje ou Basoba, c’est-à-dire des riverains ou pêcheurs » (4)
Quand on sait que Ubwari, actuelle baie de Burton, et Uvira ne sont que des noms de sites géographiques, que les véritables et authentiques occupants de l presqu’île ont pour nom les « Masanze », avec le peu que nous avons dit sur les langue en usage à Uvira, point n’est besoin de s’interroger sur l’importance que revêt l’exploration de cette nouvelle voie, pour quiconque veut reconstituer la véritable histoire du peuplement de cette partie de la République.
A côté de ces peuples déjà cités, nous trouvons également dans le voisinage des Vira-Fuliiru, les Shi au Nord, les Lega à l’ouest, les Bembe au Sud, les Hutu à l’Est.
Avec les voisins de l’Est, les Hutu du burundi, les relations seront multiformes. Sur le plan commercial, le Burundi fournira aux Vira-Fuliiru des bovin, ovins et caprins. Les boucs de Muzinda ont en effet bonne réputation dan la plaine de la Ruzizi.
(2) Cuypers, les bantours interlacustes du Kivu, p. 201.
(3) Weis, G, op. cit. p. 142.
(4) Moeller, A, les grandes lignes des migrations des Bantous de la province orientale du Congo-Belge, IRCB, Bxlles, 1936, p. 45.
En plus de bonnes relations commerciales, certains de nos voisins de l’Est proposeront également leurs bras comme main-d’œuvre agricole. Ces bonnes relations se poursuivront tout au long de la période coloniale et ne s’estomperont qu’avec l’accession des deux pays à la souveraineté internationale. Les Vira-Fuliiru, pour leur part, fourniront à leurs voisins de l’ivoire, du cuivre, du fer, des produits vivriers, tabac, bananes, sorgho, haricots…
Peu avant l’occupation européenne, vers 1850 pensent certains auteurs, un groupe de dissidents Barundi traversent la Ruzizi et se mettent sous l’autorité des Chefs vira-fuliiru, moyennant tribut (Tulo) (5). Ndabagoye, descendant de Ndorogwe, leader de ce mouvement sera élevé au rand de chef par la puissance coloniale en 1928, lors de la création de la chefferie des Barundi, actuelle collectivité de la Plaine de la Ruzizi (6).
La création de cette chefferie fut, on s’en doute bien, dictée par le souci de battre en brèche et de grignoter l’autorité des chefs vira-fuliiru notamment Makumika et Mukogabwe, réputés réfractaires aux impositions de l’administration coloniale qui finira d’ailleurs par les destituer, Mukogabwe en 1927, Makumika en 1930.
Tard venus dans la région, nous avons les Ruanda, dont Weis, G, situe les premières infiltrations vers 1900. Kagame les situe un peu avant 1896, mais la véritable immigration rwanda dans la région a lieu entre 1920 et 1930 sous la direction d’un certain Kaïla.
La référence de son groupe est signalée pour la première fois en 1924 à propos d’un raffle de bétail dont il avait été victime de la part de Mukogabwe (7).
Plus que l’inhospitalité des chefs, c’est celle du climat qui contraindra les immigrés à prendre le sentier du plateau, encouragés en cela par la puissance administrante, incapable de les défendre contre les ravages du paludisme (Inyongo) sévissant dans la plaine.
C’est là qu’ils mènent jusqu’aujourd’hui, une existence semi-nomade.
A partir de 1954, dans une ultime tentative de les sédentariser, la puissance administrante avait fait pression sur les chefs autochtones pour accepter certains comme Kapita de villages, en dépit de l’opposition des populations vira-fuliiru. Mais même cette formule ne parvint pas à les fixer définitivement.
Ce premier contingent sera fortement renfloué en 1959-1960, lors de la grande migration des Ruanda-Tutsi, consécutive à l’indépendance du Ruanda et à la révolte des Hutu contre la domination de la minorité Tutsi. Ceux-ci initialement installés à Lemera, Mulongwe et Kiringye, ont aujourd’hui déserté ces sites, surtout à la faveur de la rébellion de 1964 pour se disperser à travers les différentes villes et cités du pays.
III. HISTOIRE (1885-1960)
Lalgré la série d’explorateurs qui se succèdent dans la région entre 1850 et 1960, notamment :
- Burton et Speke en 1858
- Livingistone en 1867
- Bauman vers 1879
- Les Pères blancs Deniaud et Delaunay, l’occupation du pays ne sera effective qu’après la victoire de la Force Publique sur les mutins de la colonne Dhanis en 1899 (8).
(5) Depelchin, J.M.F., From Pre-capitalism to Imperialism : A history of social and Economic formations in Eastern Zaïre (Uvir Zone, C 1800 – 1965, Stanford University, Ph. D. 1974, p. 84.
(6) A.S.S.Ki, Uvira, Arrêté du 18.08.1928
(7) ASSKi, Uvira, Lettre de l’A.T. Bradfer du 14.12.1924 au C.DD.
(8) Van Vracem, P, La frontière de la Ruzizi-Kivu de 1894 à 1900
UOC, E/ville, 1958, p. 20 – 21.
A la première subdivision administrative de l’E.I.C., le 1er Août 1888, le Kivu est batisé Territoire de la Ruzizi-Kivu et fait partie du District de Stanley-Falls.
Le chef-lieu de ce territoire est fixé à Uvira. Le territoire s’étend, en revanche, jusqu’à la Rutshuru.
En 1897, ce district est subdivisé en deux zones dont celle de Tanganyika, chef-lieu Uvira (9).
Un avis du Gouverneur Général du 21 Novembre 1904 aggrandit le territoire enordonnant le retrachement à ce dernier de la région situé entre la Rurshuru et le lac Edouard. Il reste néanmoins divisé en deux zone :
Rutshuru-Beni et Uvira. Nya-Lukemba, futur Bukavu, fondé en 1900 par Olsen, n’est alors qu’un des six secteurs de la zone d’Uvira.
Un arrêté royal du 7 Mars 1910 subdivise le Congo en 12 districts dont celui de Stanleyville qui compte parmi ses cinq zones, celle du Kivu. Par arrêté royal toujours, du 28 Mars 1912, le Congo est subdivisé en districts. Le Kivu devient un de ceux-ci et est subdivisé en trois secteurs :
- Lac Edouard, chef-lieu Beni
- Rutshuru, chef-lieu Rutshuru
- Tanganyika, chef-lieu Uvira.
Le chef-lieu du nouveau district est transféré à Rutshuru et y restera jusqu’en 1920, date de son transfert à Bukavu. Cette dernière est érigée en circonscription urbaine en 1925 malgré la préférence que certains fonctionnaires marquaient à Stanleyville pour Uvira.
L’inauguration a lieu le 1er Juillet 1926 et le 1er Octobre 1927, le nouveau chef-lieu troque son joli nom authéntique de Bukavu contre celui plus neerlandophone de constermansville, en mémoire de l’inspecteur Constermans, grand défenseur de la frontière de l’Est (10).
En 1925 également est réalisé par le Commissaire de District Van de Ghinstre, la première liaison auto-mobile Uvira-Bukavu. Uvira demeurera jusqu’en 1926, le chef-lieu du secteur du Tanganyika avant de devenir à partir de 1927, celui du territoire du Bufulero.
Avec la réforme administrative de 1933 qui divise le pays en six provinces, Constermansville en devient une, subdivisée en deux districts :
- le Kivu, chef-lieu Constermansville
- le Maniema, chef-lieu Kasongo
Le Kivu compte alors sept territoires dont celui des Bafuliiru que le Belge pour une prononciation plus commode écrit et prononce BAFULERO. Le chef-lieu est à Uvira (11).
L’ordonance de Mars 1935 accorde les noms des chefs-lieux aux territoires à la place des noms des tribus ; le territoires devient ainsi territoire d’Uvira, situation qui restera inchangée jusqu’en 1950 (12).
En 1951, le Kivu est subdivisé en trois districts :
- le Nord-Kivu, chef-lieu Goma
- le Maniema, chef-lieu Kindu
- le Sud-Kivu chef-lieu Bukavu.
Uvira est compté comme chef-lieu d’un des territoires du Sud-Kivu. Et c’est seulement Sous-Région du Sud-Kivu.
(9) Van Vracem, P, op. cit. p. 10
(10) Willaert, M, Kivu redecouvre, Max Arnola, Bxlles, p. 143
BACB 1927, p. 329.
(11) BACB 1933, p. 510; 610-621
B.O. 1933, p. 1004-1035.
(12) BACB 1951, p. 51-65.
Mahano ge Mahano
mardi 22 mai 2007
Palais du Peuple : Les Députes du Nord et Sud Kivu suspendent leur participation...
DECLARATION
Le PCBG soutient votre postion de suspendre votre participation aux travaux de l'Assemblée Nationale. Les problèmes qui se passent au Sud-Kivu et Nord-Kivu sont l'expression d'un agenda caché, mais en cours d'exécution, dans lequel se trouve impliquer le Gouvernement rwandais et certaines personnalités congolaises.
Pas de population , pas de Députés. Vous êtes Congolais parceque vle Kivu fait partie du la RDC. Sans le Kivu en RDC, vous perdrez la nationalité congolaise. Représenté à l' Assemblée Nationale par deux Députés élus du Sud-Kivu et en sa qualité de Parti sentinelle de l'intégrité territoriale de la RDC dont la paix et la sécurité de la population font partie de son mot d'ordre qu'est« Paix, bonne Gouvernance et déloppement durable», le PCBG fait sien votre combat, chers Honorables Députés Nationaux .
Le PCBG est opposé à la médiation du Rwanda entre le Gouvernement de la RDC et le Général Rwandais Nkundabatware. L'acceptation de cette médiation par le Gouvernement de la RDC traduit la traitrise de ce Gouvernement envers notre Peuple. Ce serait une injure sans précédente de prendre le criminel du Peuple Congolais pour en faire son protecteur. C'est très grave qu'un Gouvernement se trompe d'alliés. Nous avions dit que l'AMP est infiltré, mais personne ne nous a pas cru.Nous le confirmons encore en disant: «Faites attention Peuple Congolais, le loup est dans la bergerie».
De même, le PCBG est contre la rencontre intercommunautaire entre les éthnies du Sud-Kivu et du Nord que le Ministère de l'Intérieur et Sécurité compte organiser à Kinshasa d'ici dix jour, après le bref sejour au Nord-Kivu de la mission gouvernementale forte de dix minstres, comme si la situation d'insécurité dans le Sud-Kivu et le Nord-Kivu serait due aux conflits inter-communautaires. Nous n'avons pas des conflits intercommunautaires dans ces deux Provinces. La rencontre intercommunautaire serait sans objet et nous invitons les popualtions du Sud-Kivu et du Nord-Kivu de boycotter cette rencontre. C'est la preuve que le Gouvernement de la RDC est incapable de faire un véritable diagnostic de la situation sécuritaire en RDC. Qui peut mieux parler pour le peuple à part ses propres élus? Qui aura élu ou choisi les participants à cette rencontre intercommunautauire? Qu'attendez-vous d'un Gouvernement qui ne prete pas attention à vos propres élus? Le Peuple Congolais souffrirait encore pour longtemps, si Dieu ne tranche pas vite.
MUSIMWA BISHARHWA Partiel
Président Nationale du PCBG
Parti Membre Fondateur de l'AMP.
